vendredi 20 février 2009

Maurice Benguigui alias P.Bruel se comporte en colon israelien dans le Vaucluse


Patrick Bruel, ses voisins, ses hectares et ses clôtures décriées



Ses 10 hectares de propriété ne lui ont pas suffi. Importuné par les pétarades et les accrochages avec des chiens du quartier, l'artiste a fait clôturer un plateau naturel de 20 hectares dans le Vaucluse. Sans attendre l'accord de tous les propriétaires.

"C'est une star bien sympa à la télé, mais la réalité est tout autre !" lance Marc. Comme avec cet habitant de l'Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, un mur semble s'être dressé entre Patrick Bruel et ses voisins du plateau de Margoye. Un mur que dis-je, plutôt une clôture ! Propriétaire d'une somptueuse résidence secondaire à 2 km du centre-ville, l'artiste n'a visiblement pas supporté un voisinage envahissant. En quelques semaines, en effet, le comédien-chanteur a fait clôturer un lieu de promenade réputé et séculaire. Sa propriété de dix hectares ne suffisait apparemment pas, c'est un domaine de 20 hectares qu'il s'est attribué.
"Le seul point positif", reconnaît Marc, "c'est qu'on n'est plus embêté par les motos de cross. C'était vraiment galère !" Son voisin Pascal estime, pour sa part, que les jeunes de la région pouvaient s'y défouler. Il en était ainsi depuis des décennies, l'ancienne propriétaire Mme Mayollet ne s'en plaignait pas.

Les vendeurs ont touché le pactole

"Beaucoup de gens de L'Isle venaient y ramasser des salades sauvages", raconte Roger Valentin, "le dimanche les gens venaient surtout promener avec leurs chiens", renchérit Marc, "et des familles venaient pique-niquer", poursuit Pascal Rousseau. C'était enfin un haut lieu pour la chasse... et les truffes.
Autant dire que Patrick Bruel ne s'est pas fait que des amis. Les tensions auraient débuté à l'été 2007, quand le vigile de la star avait commencé à faire la loi sur les parcelles dont il n'était même pas propriétaire. Et tout s'est accéléré au printemps 2008. "Le mec, il débarque et ferme tout. Même les terrains qui ne sont pas à lui !" s'agace Marc. L'artiste aurait, toutefois, tenté de contacter la trentaine de propriétaires qui se partagent le plateau de Margoye. Mais il s'en est tenu, le plus souvent, à un accord verbal pour lancer les travaux. Sans attendre d'avoir officiellement acheté les terrains.
Face à un grillage de 2 mètres de haut, certains propriétaires auraient alors menacé d'aller jusqu'au procès. Mais "c'est un champion de poker", résume Roger avec sa faconde toute provençale, "et il est fort le mec ! Il est fort !" Dans son restaurant, Patrick Bruel se serait, en effet, prêté au jeu des autographes pour obtenir la carte cadastrale du quartier. "Je sais que je le reverrais plus".
Mais qu'importe, les vendeurs ont touché le pactole. "Les prix du m² sont passés de 2 € à 4 €, voire plus selon les gens". Pas moins de 120 000 € l'hectare, "c'est le triple de sa valeur !", estiment les riverains. "Dommage qu'avec son argent, il n'ait pas fait les choses comme il faut dès le début", déplore l'ancienne propriétaire. Cela s'appelle passer en force.


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